Roger Federer : « C’était unique »

Après son succès sur Andy Murray, le Suisse Roger Federer commençait tout juste à réaliser qu’il venait de remporter son 17e tournoi du Grand Chelem et son 7e Wimbledon. Sans oublier la place de numéro un mondial qu’il reprend aussi.

Roger, ce titre est-il incomparable à tous les autres ?
Une victoire dans n’importe lequel des Grands Chelems, et plus particulièrement ici, est spéciale. On ne s’habitue jamais vraiment. Aujourd’hui c’était unique parce que je jouais contre Andy. Et aussi parce que nous avons pu finir le match sous le toit, ce qui n’était jamais arrivé je crois pour une finale.

Vous sentez-vous lié plus particulièrement à ce tournoi ?
D’une certaine façon, oui. Je me sens mieux ici, je ne sais pas pourquoi. Du coup, j’ai l’impression d’être supposé bien jouer. Et au fil des années, j’ai réussi une belle série, même si les deux dernières éditions avaient été décevantes évidemment. Cette année, dans les grands matches, j’ai décidé de prendre l’initiative et d’attendre un peu moins les erreurs adverses. C’est comme ça qu’il faut gagner Wimbledon et c’est ce que j’ai fait aujourd’hui.

Comment jugez-vous cette victoire parmi tous vos Grands Chelems ?
Honnêtement, je ne sais pas encore. J’ai tellement essayé d’être concentré sur le moment en lui-même que, quand c’est arrivé, j’étais juste heureux que tout soit fini et que la pression soit partie. C’est dû à la défaite difficile que j’ai eue l’année dernière. L’US Open également. C’était dur, des moments difficiles ces deux dernières années. Donc j’ai vraiment essayé de ne pas me voir tenir le trophée ou de réfléchir un peu trop. Il y avait tellement en jeu, que j’ai juste essayé de ne pas penser à la place de numéro un mondial, au septième ou au 17ème. Donc là, il va me falloir un peu plus de temps pour comprendre ce que j’ai réalisé aujourd’hui. C’est fou, comment c’est arrivé, dans ces circonstances. J’ai joué de manière dingue.

Ce titre et la place de numéro un ne sont pas apparus du jour au lendemain, à quel moment êtes-vous reparti dans cet esprit de conquête ?
Peut-être à Roland-Garros l’an dernier. J’étais très près contre Rafa en finale et j’ai très bien joué. Ici, contre Tsonga, et ensuite à l’US Open face à Djokovic, les choses ont mal tourné, mais je voulais continuer à y croire. Je voulais gagner des titres. Et puis Bâle m’a remis dans une spirale de victoires, suivi par Paris-Bercy et Londres. A partir de là, je savais que tout serait possible en 2012.

Avez-vous l’impression d’être meilleur qu’il y a 5 ans ?
J’espère. Mon dieu, je me suis tellement entraîné que je n’aimerais pas jouer plus mal qu’il y a cinq ans ! Je pense avoir vraiment fait un bon match lors de cette finale. Mais dans certains cas, on a une confiance tellement incroyable que les coups sortent. Aujourd’hui, j’ai plutôt géré. Mais je suis heureux d’avoir l’âge que j’ai maintenant. Je suis une personne différente de ce que j’étais à 25 ans. Je me sens plus équilibré et je ne voudrais pas changer quoi que ce soit.

Qu’est-ce qui est le plus dur, de conquérir la place de numéro un, d’y rester ou d’y revenir ?
Les trois. C’est dur d’y arriver, d’y rester et de la reprendre. Parfois, un grand chelem et un ou deux autres titres, ça suffit, parfois il faut plus. Mais tout cela ne se joue pas à grand-chose. Si j’avais remporté la balle de match contre Djokovic à l’US Open, on aurait été dans un mouchoir au moment de Rome je crois. C’était difficile, j’ai dû attendre pas mal de temps.

Un mot sur Andy ?
C’est dur. J’ai été à sa place aussi. Il a fait de supers choses, pour être honnête. Parce que je le vois chaque jour, comment il avance sur le circuit. Je crois profondément qu’il gagnera des Grands Chelems, et pas seulement un seul. Je lui souhaite vraiment le meilleur. C’est sincère. Il travaille extrêmement dur. Il est aussi professionnel que l’on peut l’être. Les choses n’ont juste pas tourné en sa faveur dans les finales, pour le moment. Mais, aujourd’hui, je suis sûr qu’il a avancé un peu plus vers un titre en Grand Chelem. Je crois vraiment et j’espère pour lui qu’il en gagnera un très bientôt.

Wimbledon – L’exploit de Vesnina !

Elena Vesnina victory against Venus Williams in Wimbledon

Elena Vesnina a réalisé l’exploit de la première journée du tournoi de Wimbledon. La Russe a en effet éliminé dès le premier tour l’Américaine Venus Williams et ce sur le score 6-1 6-3.

Une élimination aussi précoce sur les courts du All England Club ne lui était pas arrivé depuis sa première participation en 1997, à l’âge de 17 ans. L’aînée des Williams, quintuple vainqueur de Wimbledon (2000, 2001, 2005, 2007, 2008) et triple finaliste, n’a jamais semblé en mesure de remporter ce match face à l’actuel 79e joueuse mondiale, qui lui aura pris son service à cinq reprises !

Video : Interview of Elena Vesnina after her victory (english)

Réaction d’Elena après sa magnifique victoire: « Je crois que c’est la plus belle victoire de ma carrière. Battre Venus à Wimbledon est juste quelque chose d’incroyable. J’ai vraiment bien joué aujourd’hui, j’ai vraiment profité. Je croyais vraiment en moi pour la victoire. Je pense qu’elle est l’une des plus grandes athlètes dans l’ensemble du sport. Et c’est une grande championne« .

>>> Photos d’Elena Vesnina à Wimbledon <<<

Roger Federer: « Un grand accomplissement »

Roger-Federer-Un-grand-accomplissement-interview

Roger Federer n’est pas peu fier d’avoir fini sa saison en trombe en décrochant trois titres de suite, dont son sixième en Masters, faisant de lui le vainqueur le plus âgé de l’histoire du Masters. En effet le suisse est apparu très heureux, en conférence de presse, après son match contre Jo-Wilfried Tsonga… et particulièrement bavard. Morceaux choisis.

Roger, comment vous jugez cette victoire ?
C’est une sensation très particulière. Et assez incroyable. A mon sens, remporter six fois le Masters, c’est l’un de mes plus grands accomplissements. Par rapport à d’autres matches, cette année, où j’ai perdu de très peu, j’ai été capable, aujourd’hui, de m’en sortir. Si ça avait été le cas plus souvent, cette saison, l’année aurait été phénoménale. Mais cette fin de saison est vraiment Lire la suite

Roger Federer, Masters chef !

Roger-Federer-Masters-chef-London

Jo-Wilfried Tsonga ne sera pas le premier Français à remporter le Masters. Le N.6 mondial n’a pu que s’incliner face au savoir-faire et à la détermination de Roger Federer, qui est devenu la premier joueur de l’histoire à remporter un sixième trophée au masters, dimanche, à Londres sur le score de 6-3, 6-7, 6-3.

Roger Federer est un grand maître parmi les maîtres. Si ce n’est le plus grand. Au terme d’une très belle finale , le Suisse s’est adjugé son sixième titre en Masters en battant Jo-Wilfried Tsonga qui n’aura pourtant pas démérité. Non content d’avoir le record de titres en Grand Chelem (16), l’Helvète devient également la crème de la crème de cette compétition que personne avant lui n’avait remportée plus de Lire la suite