Entretien avec Eugenie Bouchard

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Actuellement en Floride et en pleine préparation pour la saison prochaine, la révélation de l’année Eugenie Bouchard s’est entretenue il y a peu avec Dave Zarum pour le Sportsnet magazine. La talentueuse Canadienne revient entre autres sur son parcours, ses ambitions et nous permet de la découvrir encore un peu plus. Ci-dessous quelques extraits choisis de cette interview (english version).

Le tennis au Canada a connu un grand pas en avant ces dernières années, et particulièrement en 2013. A quel point cela vous a-t-il aidé ou joué un rôle dans votre carrière ?
J’ai commencé à jouer quand j’avais 5 ans. Je m’entrainais dans un club juste à côté de Champlain Bridge (à Montreal), et je suis resté là-bas de 5 à 12 ans. En grandissant j’étais de plus en plus sur le court, je jouais beaucoup et j’ai commencé à manquer l’école. Puis quand j’ai eu 12 ans je suis allé en Floride et j’ai commencé à m’entrainer jusqu’à mes 15 ans. Je suis revenue à Montréal parce que le Centre National d’Entrainement a ouvert, et ça a vraiment été un grand pas en avant pour le tennis Canadien. Quand j’étais plus jeune nous faisions tout indépendamment, les entrainements, les voyages… C’était vraiment plus dur. J’ai commencé à m’entrainer ici la seconde année après l’ouverture (en 2008). Nous étions un groupe et nous pouvions avoir le même coach pour les entrainements et sur les routes, ce qui était très important car nous pouvions continuer de progresser tout en étant sur les routes. Et financièrement cela nous a permis de voyager vers l’Open d’Australie et tous ces tournois juniors où nous avions besoin de quitter le Canada pour y participer. C’était important. Simplement jouer les Grands Chelems juniors et être là pour avoir une expérience de l’environnement, voir à quoi ressemble la vie d’un joueur de tennis.

Y-a-t-il une différence dans la façon dont vous vous entrainez en Floride par rapport au Canada ? C’est un peu la Mecque du tennis.
Oui, c’est sûr. Mon coach, Nick Saviano, a une académie à Plantation, et je m’entraine toujours là-bas. La variété des joueurs rencontrés aide aussi. Je pense que c’est un problème que l’on pourrait rencontrer au Canada, vous jouez toujours avec le même groupe de personnes. La réalité est que, chaque jouer est différent. Les joueurs viennent en Floride des quatre coins du monde. En Amérique du Sud ils ont beaucoup de courts en terre battue, et leurs joueurs adoptent un style de jeu où ils restent derrière leur ligne de fond avec des coups liftés. Les Canadiens et les Américains du nord tendent à frapper la balle plus à plat. J’ai grandi en indoor, donc j’essaie de prendre le contrôle du point assez tôt, d’être agressive, avec des points assez courts.

Vous semblez incroyablement confiante et agressive (dans le bon sens du terme) contre les meilleures joueuses du monde. D’où vient ce sentiment de confort ?
C’est de la confiance en soi je suppose, mais je n’y pense vraiment. Ça a toujours été mon rêve d’être joueuse de tennis professionnelle, donc je ne suis pas surprise d’être là. Je sais que c’est ce que je voulais faire et pour moi c’est un travail. Je vais sur le court et peu importe qui est de l’autre côté, vous respectez tout le monde, mais vous ne les mettez pas sur un piédestal.

Cette année vous êtes devenue la première Canadienne depuis Carling Bassett-Seguso en 1983 à remporter le trophée de WTA’s Newcomer of the Year. Y avaient-t-ils des joueuse Canadiennes qui vous inspirait quand vous étiez enfant ?
Non. Pour le pays n’a pas vraiment d’importance, je m’inspirais seulement des meilleures joueuses. J’adorais Anna Kournikova, mais aussi Maria Sharapova. Je me rappelle la regarder gagner Wimbledon quand j’avais 10 ans. Je la trouvais cool, je voulais faire la même chose qu’elle. J’ai visé haut et je pense que c’est ce que vous devez faire pour être le meilleur.

Quand avez-vous su que vous vouliez faire carrière dans le tennis ?
J’ai joué mon premier tournoi quand j’avais 8 ans, et quand j’avais 9 ans j’ai joué un tournoi au Québec qui vous qualifiait pour ce grand tournoi en France. Je me suis qualifiée en ayant 9 ans face à des filles qui étaient plus âgées que moi. Je suis allée en France pour jouer au tennis, pour moi c’était la chose la plus cool du monde. Quand je suis arrivé j’ai décidé que c’était la chose que je voulais faire dans ma vie, me lancer dans une carrière.

Est-ce que cette passion pour le jeu est venue de vous, ou y a-t-il eu des influences extérieures ?
Tout vient de moi. J’ai une sœur jumelle, Beatrice, et quand nous avions 5 ans notre mère nous avait inscrites à des leçons de tennis une fois par semaine. Je me souviens qu’il y avait tous ces jeux comme sauter au-dessus des haies, et d’autres choses comme ça. Nous jouions avec des balles pendant seulement 10 minutes. Tous les autre enfants adoraient ça car c’était juste des jeux. Je détestais vraiment ça. Je voulais jouer au tennis. Donc 1 an après ma sœur a arrêté. Mais mes parents avaient vu que je voulais jouer, donc j’ai commencé à plus frapper la balle, 3 fois par semaines, en groupes, des leçons privées.

Eugenie Bouchar and sister Fembots from Austin power for Halloween  Eugenie Bouchard and friend in Risky Business costumes for Halloween

A la découverte d’Eugenie Bouchard

Vous êtes sur une île déserte et vous avez un iPod qui ne contient que 3 sons. Lesquels choisissez-vous ?
L’un doit être “Genie in a Bottle” de Christina Aguilera. C’est un peu comme ma chanson. Un autre doit être “Burning Up” des Jonas Brothers’ parce que j’étais dingue d’eux quand j’avais 15 ans. Le 3ème ? Mon Dieu, c’est compliqué. Je deviendrai folle quel que soit le dernier son que je choisi. Ce n’est pas juste. Mon 3ème officiel serait “I Want It That Way” de the Backstreet Boys.

Quel est le meilleur costume d’Halloween que vous ayez porté ?
Wow ! Et bien j’ai une liste. Cette année j’avais 3 costumes différents que j’ai portés en 3 jours. Ma famille et moi prenons Halloween très au sérieux. Une année nous étions tous des personnages de Shrek : j’étais Fiona, mon petit frère était Le Chat potté. C’était génial. Cette année mes amis et moi avions les costumes du film Risky Business, la chemise blanche, les lunettes de soleil. Puis ma sœur et moi étions déguisées en jumelles du SWAT, c’était cool. Et puis le dernier jour, moi et ma petite sœur étions habillées en Fembots d’Austin Powers. C’était assez intense. C’était la première année depuis longtemps que j’étais à la maison pour Halloween. Il y a eu presque 1 mois de préparation pour tout ça.

Si vous deviez choisir une série TV à regarder pour le reste de votre vie ?
Big Bang Theory. C’est ma série TV favorite. J’ai les T-shirts et les sweatshirts. Je suis complétement fan. Moi et Kim Parsons avons en fait échangé des emails, nous étions comme des correspondants (rires). Nous nous sommes rencontrés grâce à notre agent. Il devait venir à l’US Open, mais il ne pouvait venir que pour la finale. J’espère qu’on se verra un jour.

11 réflexions au sujet de « Entretien avec Eugenie Bouchard »

  1. Bonsoir : )
    Très belle interview de Génie 🙂
    En espérant que 2014 sera une année encore formidable pour elle 🙂 !!

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