Sharapova : « Le plus grand moment de ma carrière »

En remportant son premier Roland-Garros samedi face à Sara Errani, Maria Sharapova est rentrée dans le cercle fermé des joueuses possédant tous les titres du Grand Chelem à leur palmarès.

Maria, félicitations. Vous avez dominé ce match, comme vous avez dominé tout le tournoi, comment vous sentez-vous aujourd’hui, et quelles sont vos sensations juste après ce match ?
C’est irréel, c’est le moment le plus extraordinaire que je n’ai jamais vécu dans ma carrière. Je n’ai jamais pensé que je pourrais vivre cela. Quand j’ai gagné Wimbledon, à 17 ans (Ndlr : en 2004), j’ai pensé que ce serait le plus beau moment de toute ma carrière, et quand je suis tombée sur les genoux aujourd’hui, je me suis rendu compte à quel point cette occasion était spéciale, même au-delà de cela.

Quel regard portez-vous sur ce titre qui vous permet de devenir la 10e joueuse la 6e de l’ère Open à avoir remporté les quatre tournois du Grand Chelem ?
Ce fut un long périple. J’ai commencé très jeune, et ce n’est pas encore terminé ! Je ne suis pas là en train de vous dire que c’en est fini pour moi, car j’en suis loin, il y a encore beaucoup de choses à accomplir. Je crois en mon jeu, et c’est l’une des raisons pour lesquelles je suis assise ici devant vous, avec mes quatre titres. J’ai gagné Roland-Garros, parce que j’ai toujours cru que je pouvais améliorer mon jeu, que ce soit sur terre, sur gazon, ou quelle que soit la surface. C’est ce qui me motive, de m’améliorer. 1 % gagner par ci, 1 % gagner par là, c’est ce que j’ai toujours voulu réussir, même si c’était très dur, et même si certaines personnes n’ont pas cru en moi. Je ne les ai jamais écoutées. J’ai en revanche toujours écouté la petite voix à l’intérieur de moi qui me disait que je pouvais mieux faire, que je pouvais réussir de nouveau, c’est ce que j’ai fait.

Que vous êtes-vous prouvé à vous-même aujourd’hui ?
J’ai prouvé que même si j’ai reçu beaucoup de coups dans ma carrière, je me suis toujours relevée, je n’ai jamais essayé de me trouver des excuses. Je me suis toujours fiée à mon propre talent, je me suis toujours fiée à l’aide de mon équipe. Et en bout de course, c’est ce qui m’a permis de me relever. J’ai eu des bas dans ma carrière, j’aurais très bien pu dire : « Ça va ! Je suis célèbre, j’ai de l’argent, j’ai gagné des tournois du Grand Chelem, j’arrête. » Mais quand vous aimez quelque chose, vous vous levez le matin, même si ça gèle dehors…

Au début de votre carrière, vous n’étiez pas très à l’aise sur terre battue. Y a-t-il un moment clé où vous vous êtes dit, je crois en moi-même, je sais que je peux gagner ou vous êtes-vous améliorée progressivement ?
Je pense que je me suis améliorée progressivement. Je ne vois pas de moment dans ma carrière où je me sois dit : « Ça y est, maintenant je peux le faire. » J’ai disputé des matches très accrochés à Roland-Garros, dans les années précédentes comme contre Justine (Ndlr : Henin). J’ai perdu mais en 3 sets, et j’avais eu plusieurs opportunités dans le troisième set. À l’époque, elle était la meilleure joueuse du monde sur terre battue. Pendant ce match, je n’ai pas eu le sentiment qu’elle était vraiment supérieure à moi. Effectivement, peut-être qu’à ce moment-là je me suis dit : « Oui, j’ai une chance un jour… »

Vous avez prononcé quelques mots en français à la fin… Comment avez-vous appris cette langue ?
Pendant ma blessure, en fait, il fallait que je m’occupe. Je me suis dit que je voulais apprendre une langue vivante, j’ai choisi le français, comme ça, je ne sais pas pourquoi (rires) ! Mais j’ai dû arrêter un peu les cours, depuis…

Quel est ton programme, là ? Repos ?
Oui, moi, j’aimerais déjà prendre quatre jours de repos avant de retourner au boulot, mais mon coach ne veut m’en laisser que trois ! (Rires) J’ai appelé ma mère, elle m’a demandé combien j’en prenais, je lui ai dit trois ou quatre, elle m’a dit plutôt quatre… (Rires) Et, surtout, de profiter de ces jours pour me reposer et faire autre chose. Quant à mon père, je l’ai appelé, il m’a dit… « Bien joué ! » (Rires) Il faisait du vélo ! « Ouais, génial, je te rappelle tout à l’heure ! » (Rires) J’ai une drôle de famille ! (Rires)

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