Novak Djokovic : « Nous vivons pour des matches comme celui-ci »

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Très fatigué mais tout sourire suite à sa victoire marathon face à Rafael Nadal en finale de l’Open d’Australie, Novak Djokovic revient sur cette finale la plus longue de l’histoire (5h53) et sur la suite de sa saison…

Etait-ce la plus belle victoire de votre carrière ?
Oh oui. Jusqu’à maintenant. Oui. Peut-être que Wimbledon arrive juste un tout petit peu devant celle-ci, parce que c’était le tournoi que je rêvais de remporter. Mais celle-ci vient parmi les plus grandes, parce que nous avons joué presque six heures et que c’est quelque chose d’incroyable. Je pense que c’était probablement la plus longue finale de l’histoire des Grands Chelems. Rien que d’imaginer ça, ça me fait pleurer, croyez-moi. Je suis vraiment fier de faire partie de l’histoire, partie de l’élite des joueurs qui ont remporté ce tournoi plusieurs fois. Je suis très flatté d’avoir joué devant Rod Laver, devant les plus grands des plus grands, devant 15 000 personnes qui sont restées jusqu’à 1h30 du matin. C’est incroyable. Vraiment.

Comment êtes-vous parvenu à vous battre dans cette situation ?
Vous savez, c’est une finale. C’était le cinquième set. J’ai eu des occasions pour finir le match dans le quatrième, mais il est revenu avec quelques services incroyables et des points de folie. Il méritait que le match continue dans un cinquième set. Vraiment, chacun de nous deux aurait pu l’emporter. J’ai senti mon corps faiblir, mais, d’un autre côté, j’étais conscient que lui non plus n’était plus aussi fort et frais sur le court. J’ai essayé de m’accrocher mentalement, de garder mon sang-froid, de tenir mes émotions. Et, même à 4-2 contre moi, j’ai repoussé mes limites. Ce type de matches, je suis joueur professionnel pour pouvoir avoir l’opportunité d’en jouer. Je suis sûr que tout joueur de tennis vous dirait la même chose. Nous vivons pour des matches comme celui-ci. Nous travaillons chaque jour. Nous dédions nos vies pour avoir, un jour, la possibilité de disputer une finale de six heures en Grand Chelem.

Rafa a parlé de plaisir dans la souffrance…
Je suis complètement d’accord avec lui. J’ai eu le même sentiment dans quelques autres matches, mais rien de comparable à aujourd’hui. Vous êtes dans la douleur, vous souffrez, vous vous battez pour bouger vos jambes, pour jouer un nouveau point, juste un nouveau point, puis un nouveau jeu… Vous traversez une telle souffrance… Vos pieds sont en sang. Tout est douloureux, mais vous prenez un immense plaisir à cette douleur. Je suis d’accord avec Rafa.

Vous vous sentez désolé pour Rafa ?
Vous savez, j’ai été dans sa position. J’ai été dans sa position il y a quelques années, à perdre la plupart de mes demi-finales et mes finales contre lui et Roger en Grand Chelem. Donc je sais ce qu’il ressent. Je pense vraiment ce que j’ai dit, très sincèrement, sur le court. C’est malheureux qu’il ne puisse y avoir qu’un seul vainqueur, parce que nous méritions de gagner tous les deux. Nous avons tout donné, à 100% sur le court et jouer jusqu’au dernier point. Et je dirais la même chose si j’avais perdu.

Combien de temps allez-vous vous reposer ?
Je ne sais pas. Je ne sais pas. je dois m’asseoir et discuter avec mon équipe, mais je vais au moins prendre les deux prochaines semaines pour me reposer.

En route pour le Grand Chelem. Votre préparation pour Roland Garros va être très importante ?
Très importante, c’est sûr. Cette année, je mets les Grands Chelems en priorité, par rapport aux autres tournois. Et les Jeux Olympiques. C’est aussi l’un de mes grands objectifs. Je veux atteindre la finale à Paris et, cette année, je me sens prêt à y arriver.

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